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Service de recherche documentaire DSI
par Marc Duval, bibliothécaire

La recherche sur le web :

Les universités

Partie 2 - Les départements



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 Les noms de domaines

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Autres dossiers
  • Les anges investisseurs
  • La veille technologique et stratégique
  • L'Internet est le fruit de la volonté du gouvernement américain de relier entre eux  les centres de recherches universitaires des États-Unis.  Le département de la Défense américaine avait reçu le mandat de trouver le meilleur moyen de communication au moindre coût.  C'est dans cet esprit qu'est né Arpanet*.  Jusqu'à l'avènement du web, ce sont les universités et les gouvernements par leurs instituts de recherche qui tenaient lieu d'agora par l'entremise du courriel et des groupes de discussions qui ont été et sont encore les moteurs du Réseau.  Puis les gophers sont apparus pour être remplacés par le web.  Le milieu de la recherche n'en est pas resté là.  Il est au coeur du développement encore plus performant de l'Internet par l'entremise d'Internet II pour les Américains et de Can*Net 2 et maintenant 3 du côté canadien1.

     
    Aujourd'hui, bien que les universités et les institutions gouvernementales soient occultées par les sites de pages personnels et commerciaux, elles demeurent les foyers de la connaissance et de l'avancée technologique d'Internet.  A ces deux piliers d'Internet, ce sont joints les associations et organisations professionnelles et internationales.  Lorsque l'on recherche de l'information de qualité, de l'information scientifique et technique, en sciences humaines et sociales, c'est vers eux qu'il faut se tourner.   Grâce à leurs expertises, elles sont en mesure de valider les sites commerciaux et des pages personnelles provenant souvent de chercheurs.  Dans le cadre d'une recherche, elles sont identifiables généralement par leur nom de domaine « .edu »pour les institutions américaines.  Certaines universités d'autres pays utilisent aussi ce suffixe.

     
    Dans ce dossier, j'aborderai l'information émanant des universités par l'intermédiaire des départements et facultés dans une première partie, puis des bibliothèques dans la seconde.

    Internet et les universités - Généralités

    Les universités étant un fondement d'Internet, n'est-il pas normal qu'elles en relatent l'histoire comme la page de M. Guy Basque de l'université de Montréal que voici : 
    Guy Basque.  Université de Montréal. (Page consultée le 2 novembre 1999).  «Introduction à l'Internet» [En ligne].   http://www.droit.umontreal.ca/crdp/fr/equipes/technologie/conferences/ae/basque.html 
    Plusieurs moteurs de recherche sont le fruit des recherches universitaires.  WebCrawler a été développé par Brian Pinkerton de l'Université de Washington et Inktomi par l'Université de Californie à Berkeley - il est utilisé par HotBot, AOL Netfind, Yahoo, ICQ, GeoCities, GoTo, Snap, Aeneid, N2H2, Anzwers.au, Goo.jp, Canada.com, RadarUol, ICQit.com Yahoo, et Searchopolis.  Google est issu d'un projet de l'Université de Stanford et Lycos de l'Université Carnegie Mellon développé par le Dr. Michael Mauldin2.

     
    En plus des introductions à l'Internet, les universités et particulièrement les bibliothèques mettent au service de leur campus des guides d'utilisation du réseau.  Présentement, deux guides sont à considérer: celui disponible à l'université Laval et celui à l'Institut National des Sciences Appliquées de Lyon. 

     
    Luc Grondin.  CREPUQ - Sous-comité des bibliothèques. Groupe de travail sur l'accès aux ressources documentaires.  Sous-groupe de travail sur Internet. (Page consultée le 2 novembre 1999).  «GIRI - Guide d'initiation à la recherche dans Internet». [En ligne].  Montréal, Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, c1996, 1999. http://www.bibl.ulaval.ca/vitrine/giri/index.htm

    Jean-Michel Mermet.  L'Institut National des Sciences Appliquées de Lyon.  (Page consultée le 2 novembre 1999). «Sapristi! Sentiers d'Accès et Pistes de Recherche d'Informations Scientifiques et Techniques sur l'Internet !» [En ligne].  Villeurbanne, France, Doc'INSA - INSA de Lyon, c1997, 1999.  http://csidoc.insa-lyon.fr/sapristi/sapristi_f.html

    Partie 1. Les facultés et leurs départements

    Les départements et les bibliothèques universitaires sont une source mal connue d'informations. En plus d'offrir une description des cours et l'information scolaire,  ils mettent la liste de leurs professeurs et de leurs chercheurs en tant qu'experts à la disposition de la communauté, ils offrent des liens vers des congrès, des associations, des sites spécialisés.  Plusieurs instituts de haut savoir comme la California Institute of Technology diffusent pour la communauté internationale leur guide d'experts3.

     
    Sans que cela ne soit explicite, les professeurs en tant qu'experts sont inscrits dans un répertoire avec leur adresse électronique sinon avec leur numéro de téléphone.

     
    Les départements les plus actifs sont les sciences humaines avec en tête la littérature, et les sciences pures et appliquées. 

     

    La littérature

    La littérature qui s'est imposée immédiatement est celle libre de droits d'auteurs avec Project for American and French Research on the Treasury of the French Language4 et le Projet Gutenberg5.  La genèse du premier site remonte à 1957 bien avant Internet tandis que le second a été créé en 1971.

     
    Le premier site, hébergé par l'Université de Chicago, a pour objectif de publier un corpus des oeuvres françaises. Jusqu'à maintenant, il couvre la période du 13e au 20e siècle.  Il contient plus de 2000 textes.  Malheureusement, ces textes sont disponibles seulement pour les chercheurs universitaires.  L'accès restreint est cependant à l'étude.

     
    Le second site, le projet Gutenberg, est né à l'Université de l'Illinois.  Il publie des oeuvres de la littérature mondiale.  La majorité des textes du projet Gutenberg proviennent de la littérature anglaise.  Les textes d'auteurs étrangers ont été traduits en anglais comme ceux de Balzac.

     
    Il est ainsi étonnant de constater que ce sont les universités de langue anglaise qui ont été le creuset de l'épanouissement de la littérature française sur le web.  L'université de l'Alberta, plus précisément la Faculté Saint-Jean, par l'entremise d'un programme gouvernemental canadien, a publié neuf auteurs québécois dont Emile Nelligan, Aubert de Gaspé, père et fils, Laure Conan et Saint-Denis Garneau6.

     
    A l'université de Toronto, Mme Henriette Gezundhajt7 a créé un site webographique étonnant sur la culture française dont l'une des sections est consacrée aux sites hébergeant des textes d'auteurs français.

     
    Nous entendons beaucoup parler du web comme étant une bibliothèque virtuelle.  Ce sont des sites comme ceux-là qui donnent pleinement son sens à cette métaphore.

     

    La linguistique

    Mme Monique Cloutier et M. Jacques Ladouceur, les auteurs du site du département de linguistique de l'Université Laval, ont publié un site modeste mais combien utile pour la communauté québécoise avec sa liste des congrès et le magazine de l'université  Contact dans lequel nous retrouvons une chronique sur les pages personnelles hébergées par le serveur universitaire, par exemple, un site sur les miroirs liquides.  C'est ce qui s'appelle la convergence de la connaissance !8

     
    La page des listes des sites à visiter de la Faculté des lettres de l'université Laval est modeste.  C'est sous cet aspect que nous pouvons plus facilement trouver un lien intéressant comme une liste internationale des départements universitaires internationales ou encore l'univers culturel portugais. 

    Psychologie

    Les universités n'incitent pas seulement les départements à publier leurs pages.  Il invitent aussi des associations à partager leur espace.  L'université de Rochester a invité la Society for the Experimental Analysis of Behavior à se mettre sous l'égide du département de médecine environnemental.  Cette société signale et commente des publications et des organismes reliés au comportement9.

     
    Il est à remarquer que le département de médecine environnemental, comme beaucoup d'autres,  fait paraître une revue de presse spécialisée en médecine10.  Pour plusieurs spécialistes, c'est un atout à ne pas négliger.

    Les sciences

    Les sciences et les techniques sont les grands dispensateurs du savoir.  A travers les services offerts aux étudiants, les départements mettent à la disposition des internautes l'un un «point de départ», l'autre des répertoires webographiques d'envergure.

     
    Le département de microbiologie et immunologie de l'Université de Montréal est un exemple.  À partir de ce site, nous pouvons aller à la découverte du génome humain, avoir des réponses aux questions sur l'allergie, l'histocompatibilité, sur la maladie de la vache folle, etc., ou visiter l'Institut Pasteur11.

     
    Le département d'Anesthésie-Réanimation de l'Université Laval à Québec publie aussi un site avec ses adresses utiles d'associations, de revues, d'organisations internationales, etc.12

    La mathématique

    La mathématique est la mère des sciences.  Pour nous le prouver, le département des mathématiques de l'université de la Floride a développé un site international couvrant tous les sujets reliés aux mathématiques : pédagogie, listes de discussions, publications, dictionnaires, mathématiques appliquées, algèbres, physique, informatique, statistiques, biologie, etc.13

    Les sciences appliquées

    Le génie s'est tôt fait de s'enraciner sur le web.  Pour se retrouver, il est bon de connaître les spécialités de chaque université.

     
    Le département de génie chimique de l'Université laval nous propose des liens vers des ordres professionnels et associations, répertoires de sites en génie chimique et pétrochimique et publications qui satisferont les professionnels du domaine.14

     
    Ce qui fait la marque d'une université est l'accent qu'elle met sur une spécialité reliée à son milieu.  Ainsi Trois-Rivières est réputée pour les pâtes et papiers avec son Centre de recherche en pâtes et papier de l'Université du Québec à Trois-Rivières qui maintient une liste de ressources web15.  Aux État-Unis, deux écoles se sont associées pour créer un site indépendant d'importance en gestion forestière, plus particulièrement dans le contrôle des insectes et des parasites nuisibles.  Une partie importante est consacrée à l'Afrique16!

     
     A l'instar de Mme Henriette Gezundhajt qui a créé un imposant répertoire sur la culture française, Mme Cathy D. Stewart en entretient un en métallurgie comprenant plus de 6 000 liens réparties en Mines et minéraux, Charbon et coke, Céramiques et réfractaires, Sidérurgie, Tribologie, Corrosion et électrochimie, etc.17  Ce site est hébergé par le Michigan Library Consortium.

    Conclusion

    Le lien avec son alma mater prend un sens nouveau avec le Réseau.  L'université et plus particulièrement les facultés et les départements deviennent un point d'ancrage pour les diplômés.  Une fois sur le marché du travail, les diplômés peuvent rester en contact constant en maintenant un réseau entre eux et en l'étendant aux autres collègues partout dans le monde par les forums, le courriel, les listes de diffusion et les nouvelles départementales.  Cette ressource humaine, ces experts, est une ressource importante pour les entreprises.  Beaucoup de petites entreprises manufacturières se privent de ces ressources en n'embauchant pas un ingénieur par exemple.  En fait, ce que les entreprises embauchent n'est pas seulement un universitaire, mais un réseau d'experts relié par Internet, un noyau pour une veille stratégique.


    1. Canarie. (Page consultée le 7 novembre 1999).    «CANARIE - Réseau Canadien pour l'Avancement de la Recherche, de l'Industrie et de l'Enseignement». [En ligne].  Canarie inc., Ottawa, 1999.  http://www.canarie.ca/(Haut)
    2. PHD Software Systems. (Page consultée le 13 novembre 1999). «Search Engine Players: A Brief History». [En ligne]. in Search Engine World By Webmasters For Webmasters, c1996-1999. http://www.searchengineworld.com/engine/players.htm(Haut)
    3. California Institute of Technology. (Page consultée le 9 novembre 1999). «Caltech Media Relations: Experts Guide » [En ligne]. Pasadena, California, California Institute of Technology, 1999. http://www.caltech.edu/~media/expertsguide/(Haut)
    4. Mark Olsen, ARTFL, University of Chicago.  (Page consultée le 9 novembre 1999). «Project for American and French Research on the Treasury of the French Language». [En ligne]. Chicago, IL, University of Chicago, 1957.   http://humanities.uchicago.edu/ARTFL/ARTFL.html(Haut)
    5. Project Gutenberg & PROMO.NET. (Page consultée de 15 novembre 1999).  «Project Gutenberg » [En ligne]. http://www.gutenberg.net/(Haut)
    6. Donald Ipperciel. (Page consultée le 9 novembre 1999). «Bibliothèque virtuelle». [En ligne].  Edmonton, Alberta, Faculté Saint-Jean, University of Alberta, c1997, 1999. http://www.fsj.ualberta.ca/biblio/(Haut)
    7. Henriette Gezundhajt. (Page consultée le 9 novembre 1999). «La culture francophone, c'est chouette !» [En ligne].  Toronto, Computing in the Humanities and Social Sciences, University of Toronto, 1996. http://www.chass.utoronto.ca/french/sites/textes.html#Textes(Haut)
    8. Monique Cloutier et Jacques Ladouceur. (Page consultée le 10 novembre 1999).  «Bienvenue au département de Langues, linguistique et traduction  de l'Université Laval». [En ligne].  Laval, Département de Langues, linguistique et traduction, Université Laval, s.d. http://www.fl.ulaval.ca/lli/sitesav.htm(Haut)
    9. Society for the Experimental Analysis of Behavior.  (Page consultée le 10 novembre 1999).  «Selected Links». [En ligne].  Rochester, NY,  University of Rochester Medical Center, c1998. http://www.envmed.rochester.edu/wwwvgl/links.htm(Haut)
    10. Anonyme. (Page consultée le 10 novembre 1999). «News, University of Rochester Medical Center» [En ligne].  Rochester, NY, University of Rochester Medical Center, c1999. http://www.urmc.rochester.edu/news.html(Haut)
    11. Jean-Pierre Baril. (Page consultée le 9 novembre 1999).  «Sites d'intérêt en Microbiologie» [En ligne].  Montréal, Département de microbiologie et immunologie de l'Université de Montréal, 1998.  http://www.microim.umontreal.ca/index_s.htm(Haut)
    12. Anonyme.  (Page consultée le 9 novembre 1999).  «Adresses utiles ou intéressantes». [En ligne].  Québec,  Département d'Anesthésie-Réanimation de l'Université Laval à Québec, s.d.  http://www.ulaval.ca/anr/Index.htm(Haut)
    13. Christopher W. Stark. (Page consultée le 10 novembre 1999). «Mathematical Resources on the Web - Main List» [En ligne].  Gainesville, FL, Department Of Mathematics, University of Florida, 1995, 1998.  http://www.math.ufl.edu/math/math-web/mathmost.html(Haut)
    14. Anonyme. (Page consultée le 13 novembre 1999). « Les liens WWW ». [En ligne].  Laval, Département de génie chimique, Université Laval, s.d. http://www.gch.ulaval.ca/liensWWW.html(Haut)
    15. Sylvain Robert. (Page consultée le 13 novembre 1999).  « Bienvenue sur le serveur WWW du Centre de Recherche en Pâtes et Papiers de l'Université du Québec à Trois-Rivières ». [En ligne].  Trois-Rivières, Centre de Recherche en Pâtes et Papiers, UQTR, c1999.  http://crpp0001.uqtr.uquebec.ca/(Haut)
    16. The Entomology and Forest Resources Digital Information Work Group. (Page consultée le 13 novembre 1999).  «The Bugwood Network» [En ligne].  Tifton, GA, College of Agricultural and Environmental Sciences/Warnell School of Forest Resources,  The University of Georgia, 1999. http://www.bugwood.caes.uga.edu/(Haut)
    17. Cathy D. Stewart. (Page consultée le 13 novembre 1999). « Steelynx ». [En ligne].  http://www.mlc.lib.mi.us/~stewarca/(Haut) 

    18.  
    *Dan Miller. «The Birth of the Internet» in PCWorld, déc. 1999, vol. 17, no 12, p.  137. Disponible sur le web : http://www.pcworld.com/current_issue/article/0,1212,13531+5+1,00.html(Haut)


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    Adresse de cette page : Marc Duval. (Page créée le 15 novembre 1999).  « La recherche sur le web : Les universités. Partie 1 - Les départements ». [En ligne]. Longueuil. Québec, ©2001. http://www.dsi-info.ca/recherche-web-universites-departements.html
    Cette page a été éditée le 16 novembre 1999
    ©2001. Marc Duval.
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