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En affaires,
la recherche d'investissement n'est pas aisée pour les nouvelles
ou pour les petites entreprises. Depuis quelques années, les
«
anges investisseurs » - « anges financiers » ou
« business angels » sortent tranquillement de l'ombre.
Des initiatives autant privées que publiques permettent une rencontre
entre des petites entreprises et des investisseurs informels: les «
anges investisseurs ». Certains les décrivent comme
des mécènes et d’autres comme des petits requins. Entre
les deux, la majorité souhaite être des mentors auprès
des petits entrepreneurs et les aider financièrement là où
les banquiers hésitent.
.
Bien que
les « anges financiers » aient été
de toutes les époques, ils se révèlent à nous
à travers les États-Unis. Selon deux auteurs, les «
anges investisseurs » sont apparus aux Etats-Unis dans le
milieu théâtral. M. Georges Lucas date l’émergence
de ces mécènes en 1946 à travers l'American Research
Development. A lire M. Lucas et d’autres textes, les «
anges financiers » semblent aujourd’hui attirer vers les Nouvelles
technologie de l’information et des communications, en d’autres termes
les applications pour le web. Le texte de M. Lucas est une bonne
introduction au phénomène.
Définition
Dans les
pays francophones, le phénomème des « anges investisseurs
» est plus récent. En France, il a suscité
un débat sur la traduction de « business angels » (1).
D'ailleurs, cette expression est largement reprise dans le milieu financier
européen, contrairement au Québec qui utilise « anges
investisseurs ».
.
L’Association
des banquiers canadiens a publié une typologie du capital de risque
parmi laquelle les « anges investisseurs » prennent la part
du lion (2) sur le site
de Strategis. Sur le site de l'Association, la définition
est succincte :
.
Ange
Particulier
qui dispose de capitaux à investir dans des entreprises. (3)
Le journal
Les Echos publie un dossier intitulé L'art d'entreprendre
dans lequel se trouve la texte « Les
investisseurs providentiels en France ».
La
Direction générale de la politique de la petite entreprise
(DGPPE) d'Industrie Canada a esquissé un portrait des anges au Canada
à travers 3 articles sous le chapitre « Investisseurs informels
».
Industrie
Canada. Direction générale de la politique de la petite
entreprise (DGPPE). (Page consultée le 8 décembre 2000).
«
Sources de financement - Carte du site ». [En ligne]. http://strategis.ic.gc.ca/SSGF/so02921f.html
Industrie
Canada publie aussi un mode d'emploi pour devenir un investisseurs informels
intitulé Investir en vous-même: Guide sur l'investissement
dans une entreprise privée à Terre-Neuve et au Labrador.
-
Industrie
Canada. Direction générale de la politique de la petite
entreprise (DGPPE). (Page consultée le 8 décembre 2000).
«
Anges investisseurs - Investir en vous-même ». [En ligne].
http://strategis.ic.gc.ca/SSGF/cw06200f.html
.
International
Private Equity Network Group nous donne cette définition :
Les
" business angels " : nom donné aux investisseurs privés
qui investissent en direct dans de jeunes sociétés et sont,
bien souvent, d'anciens chefs d'entreprises qui peuvent effectuer un transfert
de compétences vers la " jeune pousse "
-
-
IPEN Group.
(Page consultée le 8 décembre 2000). « Qui sommes-nous
». [En ligne]. http://www.business-angels.com.
.
Anges
et jeunes entreprises : un peu d'humour
Le web
a suscité l'engouement autant chez les jeunes entrepreneurs que
chez les investisseurs. Depuis 1999, nous voyons le web commercial
s'affesser comme un mauvais soufflé. Heureusement, l'humour
des déboires des « start-up » allège l'atmosphère.
M. Luc Carton dans un numéro de e-market newsletter traduit
pour nous une rencontre entre un jeune entrepreneur et un ange investisseur
dans un savoureux « Comment convaincre votre Business Angel ?»
parue dans The Standard.
(4)
Les anges
dans nos campagnes
États-Unis
et France
Mais,
quoi de mieux que de rencontrer les « anges investisseurs »
dans leur milieu ? C’est ce que nous propose M. Gassée.
Témoignage humoristique sur le capital de risque dans la Silicone
Valley, M. Gassée nous révèle des noms d’anges américains
et leur site web. Avouons-le : les « anges financiers »
ne fréquentent pas tous des clubs d'investisseurs et plusieurs d’entre-eux
préfèrent l’anonymat (5).
Le phénomène
des « business angels » s'est développé aux États-Unis.
Il a reçu un écho favorable en Europe et spécialement
en France. Plusieurs sites y sont consacrés dont deux que
voici développés par International Private Equity Network
Group et Almandin Communication. D'autres sites sont présentés
ci-contre.
International
Private Equity Network Group témoigne de l'importance qu'a pris
l'investissement informel. En fusionnant ses deux sites - BusinessAngels.com
et Professional Networks le 28 juillet 2000, un nouveau magazine
est né alliant revue de presse internationale, études et
dossiers, entrevues, enregistrements audios et vidéos, liste de
diffusion et calendrier d'évènements.
-
IPEN Group.
(Page consultée le 8 décembre 2000). «
BusinessAngels.com, information et financement des entreprises de
croissance ». [En ligne]. http://www.professional-networks.com/http://www.business-angels.fr/
Par exemple,
vous pouvez y lire une étude sur les investisseurs américains.
IPEN
Group. (Page consultée le 8 décembre 2000). «
Profil des Business Angels aux USA ». [En ligne]. http://www.business-angels.com/base.html?
centre=media_etudes_ba_usa.html
Le second
site est plus sobre que celui d'IPEN Group. Son objectif est de donner
un lieu de rencontre entre « entrepreneurs et capitaux » en
offrant une base de données bicéphales : l'un sur la
recherche de capitaux, l'autre sur les offres de capitaux. La définition
qu'il offre de l'ange investisseur est la plus complète.
Almandin
Communication. (Page consultée le 8 décembre 2000). «
Le site des investisseurs, offre et recherche de capital, Club Businness
Angels ». [En ligne]. http://www.clubbusinessangels.com/
Les anges
au Québec
Au Québec,
il existe 4 organismes où l'on peut trouver des « anges investisteurs
». Le premier est le fruit de la collaboration du Réseau
financier Montréal et du Centre de promotion du logiciel québécois
; le deuxième de la Fondation du Maire de Montréal pour la
Jeunesse et de la Jeune chambre de commerce de Montréal ; le troisième,
le chapitre montréalais de First Tuesday ; le quatrième,
le réseau KnAct.
.
1)
Le Réseau financier Montréal
«
Ce service, lit-on sur la page de la rubrique « Soumettre un projet
» du Réseau financier Montréal et du Centre de promotion
du logiciel québécois, a pour principale fonction de susciter
l'intérêt des anges investisseurs et faciliter l'accès
à des capitaux pour permettre l'élaboration et le développement
de vos projets ».(6)
.
-
Voici
les adresses des deux organismes fondateurs :
.
Centre
de promotion du logiciel québécois. (Page consultée
le 8 décembre 2000). « Centre de promotion du logiciel québécois
CPLQ. Le réseau des intervenants de l'industrie du logiciel
au Québec » [En ligne]. http://web.cplq.org
.
Réseau
financier Montréal. (Page consultée le 8 décembre
2000). « RFM. Réseau financier Montréal
». [En ligne].
http://www.rfm.qc.ca.
2) La
Fondation du Maire de Montréal
Le deuxième
organisme est un évènement associant la Fondation du Maire
de Montréal pour la Jeunesse et la Jeune chambre de commerce de
Montréal : la Soirée des Anges financiers. Cette soirée
est parrainée par le maire de Montréal, M. Pierre Bourque,
qui a créé cette fondation avec ses émoluments
(7).
3)
First Tuesday : chapitre de Montréal
Le First
Tuesday a été fondé à Londres en 1998.
L'organisation compte environ 1000,000 membres répartis en
chapitres dans plus d'une centaine de villes à travers le monde
dont Montréal, Toronto et Vancouver. Le site de First
Tuesday fédère les chapitres en donnant le calendrier
des activités par ville.
Le chapitre
de Montréal est né en 1999 avec une première réunion
en février 2000. Cependant, une scission est apparue au courant
de l'année 2000. Maintenant, Montréal compte un cinquième
organisme : Financement Technologique
Montréal. FTM, remarquez les mêmes initiales que
First Tuesday, utilise encore l'adresse du chapitre de Montréal.
Le développement de FTM est à suivre.
4) Le
réseau KanAct
Le réseau
KanAct
est actif dans la région de Montréal. Il ne se donne
pas officiellement la mission de réunir demandeurs et investisseurs,
mais plutôt d'être un lieu de réseautage informel.
Echange de cartes de visite et présentation est à l'honneur
à chacune de leur réunion. C'est un lieu propice au
rencontre entre entrepreneurs et investisseurs informels.
Conclusion
Les anges
financiers sont devenus au courant de la décennie 1990 une «
valeur ajoutée » pour nombre de sociétés qui
proposent de les encadrer ou plutôt de « faciliter le rapprochement
entre entrepreneurs et investisseurs ». D' « investeurs
informels », ils sont « institutionnalisés ».
Vous trouverez ci-contre une liste de sociétés en capital
de risque qui témoigne de leur « philanthropie ».
.
Pour terminer
cette bibliographie commentée, le gouvernement du Québec
a préparé un rapport intitulé
L'investissement
informel au Québec. Il s’est intéressé aux
anges pour le financement des PME technologiques en 1994. En 1995,
le Réseau financier Montréal voyait le monde et enfanta
InvestAnges avec la collaboration du Centre de promotion du logiciel québécois.
La succession de ces trois évènements et le secteur de financement
portent à croire à une filiation (8).
Ce rapport est disponible aux Publications officielles du Québec
et au Conseil de la science et de la technologie. La référence
de l’imprimé est :
Jean-Marc
Suret, Laurence Arnoux et Jean-Claude Dorval. L'investissement informel
au Québec : rapport soumis au Conseil de la science et de la technologie
du Québec. Sainte-Foy, Conseil de la science et de la technologie
du Québec, 1995. 92 p.
Références
:
-
Luc
Bentz. (Page consultée le 2 décembre 2000). « Business
Angels » in Le français en débats [En
ligne]. http://www.chez.com/languefrancaise/2000/02/business-angel.htm
(Haut )
-
Association
des banquiers canadiens. (Page consultée le 2 décembre 2000).
« Les petites entreprises et le capital de risque ». [En ligne].
http://strategis.ic.gc.ca/SSGF/mi01037f.html
( Haut )
-
Association
des banquiers canadiens. (Page consultée le 2 décembre 2000).
«Glossaire en direct » [En ligne] . http://www.cba.ca/fr/Consumer_Kiosk/kiosk_glossary.cfm
(
Haut
)
-
Luc
Carton. (Page consultée le 4 décembre 2000). « Comment
convaincre votre Business Angel ? » ine-market newsletter,
17 juillet 2000. http://www.emarketnewsletter.com/main/2000-7/ehumour.htm
(
Haut
)
-
Jean-Louis
Gassée. (Page consultée le 8 décembre 2000). «
Chroniques : Vu de la Silicone Valley : Chez les Anges » in
Libération.
[En ligne].
http://www.liberation.fr/chroniques/gassee/ga980522.html
( Haut )
-
Réseau
financier Montréal (RFM) et du Centre de promotion du logiciel québécois
(CPLQ). (Page consultée le 8 décembre 2000 ). « Réseau
Investanges ». [En ligne]. http://www.rfm.qc.ca/investan/f/01_home/center.cfm
( Haut )
-
Montréal.
La fondation du maire de Montréal. (Page consultée le 8 décembre
2000). « Anges financiers ». [En ligne]. htttp://www.ville.montreal.qc.ca/fondation/html/anges.htm
( Haut )
-
Jean-Marc
Suret, Laurence Arnoux et Jean-Claude Dorval. Gouvernement du Québec.
Conseil de la science et de la technologie. (Page consultée le 8
décembre 2000). « L'investissement informel au
Québec ». [En ligne]. http://www.cst.gouv.qc.ca/rsur.html
( Haut )
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